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Articles de la rubrique "Troubles anxieux, douleurs, soins palliatifs"
Troubles anxieux, douleurs, soins palliatifs
Mercredi 23 Juillet 2008 à 20:24 Publié par nico-musicotherapie dans Troubles anxieux, douleurs, soins palliatifs
La prise en charge en musicothérapie doit se faire lorsque l’émotion devient trop envahissante et qu’elle affecte la vie sociale, professionnelle et affective de la personne. Elle doit donc être indiquée sur un mode préventif ou suite à une hospitalisation. Le travail musicothérapeutique se portera principalement sur les techniques de relaxation avec son apprentissage graduel, permettant une gestion progressive de l’anxiété. Pour les enfants, le travail s’axera sur l’expression verbale, non-verbale, picturale et/ou musicale afin de donner plus de cohérence aux angoisses vécues et aux mécanismes résultants.
Réduction de l’anxiété et de la douleur (hors affections névrotiques)
Mercredi 23 Juillet 2008 à 20:27 Publié par nico-musicotherapie dans Troubles anxieux, douleurs, soins palliatifs
Le travail aménagera plusieurs méthodes musicothérapeutiques telles que la détente psychomusicale, la musicothérapie réceptive avec expression verbale ou picturale et le jeu musical en fonction des capacités et des envies de la personne. La musicothérapie pourra ainsi s’inscrire en complément aux soins palliatifs, durant des phases pré ou postopératoires et pour toutes personnes souffrantes de douleur chronique résultant d’une affection biologique. Il est connu et reconnu que les thérapies médicamenteuses ne réduisent pas dans tous les cas les douleurs physiques ou morales d’une personne. Ce problème est d’ailleurs soulevé en France : une baisse de remboursement du Prozac® est envisagé puisque pour les cas de dépression légère son inefficacité à été plusieurs fois souligné. Il est naturel d’envisager que dans le traitement de la douleur d’autres facteurs rentrent en compte et qu’ils ne sont pas d’ordre biologique. J’ai en mémoire le travail réalisé auprès d’une personne âgée. L’équipe thérapeutique me demanda de prendre en charge cette personne présentant non seulement des troubles mnésiques mais également des douleurs musculaires. Elle présentait aussi une forte personnalité et une impulsivité importante devenant ainsi facilement agressive verbalement. Face à cela et à la difficulté de travailler en groupe, des séances individuelles d’écoutes de musique lui furent indiquée. Si des douleurs au bras et aux gencives furent régulièrement évoquées en début de séance, un air d’accordéon ou une chanson de Piaf suffisait à les faire oublier pour quelques temps. Malheureusement, la contrariété (envers d’autres résidents) ou la non appréciation d’une œuvre musicale l’a rappelé à ses douleurs. Outres ceci, ses évocations furent nombreuses et prenaient rapidement un sens lorsqu’il s’agissait d’aller plus loin que la douleur physique. Des sentiments de peur, de tristesse, de difficulté à se voir ainsi prenaient place. Il est difficile d’évoquer si facilement ces sentiments lorsque l’on est (ou que l’on veut être) une personnalité forte. Il fut ensuite beaucoup plus difficile d’aller au-delà de la douleur physique, il devenait de plus en plus dur d’évoquer d’autres maux. Les séances se sont poursuivies, elles devenaient un temps nécessaire, en privilégiant des œuvres apaisantes, équilibrées et des chansons d’autrefois. D’une proposition, les séances devenaient parfois une demande. Si la personne présentait des difficultés à parler de la musique, elle disait la comprendre. Ses douleurs prenaient moins de place, elles étaient toujours présente et semblaient être bien moins envahissantes.
Précision et réflexion sur l’utilité de la musicothérapie lors de l’accompagnement en fin de vie
Mercredi 23 Juillet 2008 à 20:37 Publié par nico-musicotherapie dans Troubles anxieux, douleurs, soins palliatifs
Fin janvier 2005, la neuropsychologue d’une maison de retraite me proposa d’accompagner deux personnes en fin de vie : Mr G**** décès imminent des suites de sa maladie, et Mr M****, suite à une hospitalisation.
Lors de ma formation en musicothérapie, aucun cours n’a traité de son utilisation en soin palliatif, pas de trace dans mes livres … alors je me suis tourné vers internet. Les sites trouvés mentionnent que la musicothérapie est utilisée en soin palliatif mais aucun n’explique vraiment de quelle manière s’y prendre. J’ai trouvé aussi un site très intéressant qui explique grosso modo la différence entre l’euthanasie et les soins palliatifs. L’objectif de l’euthanasie étant la mort de la personne ; tandis que l’objectif des soins palliatifs étant la vie de la personne. Il faut donc que tout musicothérapeute confronté comme moi dans ce genre de situation s’intéresse, se focalise sur la vie restante de la personne et non sur sa mort. J’ai estimé le temps de la séance à ½ heure, et je pense faire écouter de la musique, dans un même système que la détente psychomusicale sans induction verbale. C’est ce que je fis avec Mr M**** (M. G**** étant décédé peu de temps après). Pendant ½ heure, je lui ai fais écouter un morceau de détente psychomusicale, il n’y a pas eu de manifestations quelconques, un bras levé à deux reprises et des variances de respiration appartenant sûrement aux effets secondaires de la morphine. Néanmoins, je trouve que cette méthode présente trop de limite et cette première approche soulève quelques questionnements : est-ce que la personne souhaite un accompagnement ? Est-ce que les œuvres utilisées conviennent-elle à la personne ? Et la famille, les proches dans tout cela ? Je ne me trouvais plus sur un registre où je devais tenter de faire verbaliser la personne, mais bien de l’accompagner, de lui donner goût à ce qu’il lui reste de vie. Je pense qu’une diffusion d’œuvre pendant ½ heure semble correcte, mais quelles œuvres utiliser ? Dans l’accompagnement d’une personne en fin de vie, il y a deux critères très important, deux plages de travail à prendre en compte : l’accompagnement en lui-même et le travail de deuil de la famille. Pour accompagner la personne et lui diffuser des œuvres de musiques, j’ai besoin de connaître la « vie musicale » de la personne, c’est-à-dire ses goûts, ses connaissances, ses préférences. Si la personne concernée ne peut pas me renseigner (coma, dégénération, etc.) c’est à la famille qu’il faut m’adresser. Ainsi peut commencer un travail de deuil en l’impliquant de son savoir sur ma manière de travailler. En me disant les goûts de leur parent, elle pourra intervenir d’une certaine manière dans ce processus thérapeutique. Si les familles sont au courant que l’un de leur proche est au bout de sa vie, il n’en vient qu’une attente interminable, va-t-il mourir ? Aujourd’hui ? Demain ? La famille se confronte à dire « au revoir », ou plus justement « adieu » à leur parent et cette démarche peut se révéler difficile, au point de renoncer à le faire. Or la musique nous permet non seulement « d’identifier » une personne dans son ensemble (de la reconnaître à travers elle) mais également de faire passer un message. L’exemple le plus frappant est la musique diffusée post-mortem lors des cérémonies funèbres. « C’était sa musique préférée … il/elle chantait souvent cette chanson … nous nous sommes rencontrés sous cette valses … je lui dédie cette musique… etc. ». La musique, avec ce caractère sacré qu’elle a au plus profond de nous, donne la possibilité de faire passer de nombreux messages et véhicule en-deçà de son écoute, notre propre mémoire (avec ses bons et ses mauvais souvenirs, avec ses bons et ses mauvais sujets). Je conclue que la bande sonore à diffuser doit retracer l’ensemble de « l’histoire musicale » de la personne et doit inclure également, afin de commencer un processus de deuil, le choix propre et intime de ses proches. Malheureusement, avec cette méthode je me confronte à une difficulté : les enregistrements sonores. Il a fallu attendre 1940 pour que le vinyle soit utilisé et 8 ans plus tard pour qu’un format sorte dans sa commercialisation. Il me semble évident qu’il a fallu attendre encore quelques années pour que le disque vinyle et le tourne-disque soit abordable financièrement.
Sites web & Bibliographie
Mercredi 23 Juillet 2008 à 22:36 Publié par nico-musicotherapie dans Troubles anxieux, douleurs, soins palliatifs TROUBLES ANXIEUX
http://www.troubles-anxieux.com/ http://www.psychomedia.qc.ca/pn/modules.php?name=News&file=article&sid=3982 http://www.anxietas.ch/forumanxietas/ http://www.docteurmuret.ch/peur2.htm http://www.swissanxiety.ch/f/betroffene/angststoerungen/ueberblick/gad.php
ACCOMPAGNEMENT EN FIN DE VIE
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/034000617/index.shtml http://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/UVLibre/0001/bin31/accomp.htm
BIBLIOGRAPHIE
Hennezel (De) Marie La mort intime, édition Robert Laffont, août 1995. |
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