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Vendredi 9 Janvier 2009, Ste Alix
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Articles de la rubrique "Troubles anxieux, douleurs, soins palliatifs"
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Le travail aménagera plusieurs méthodes musicothérapeutiques telles que la détente psychomusicale, la musicothérapie réceptive avec expression verbale ou picturale et le jeu musical en fonction des capacités et des envies de la personne. La musicothérapie pourra ainsi s’inscrire en complément aux soins palliatifs, durant des phases pré ou postopératoires et pour toutes personnes souffrantes de douleur chronique résultant d’une affection biologique.

 

Il est connu et reconnu que les thérapies médicamenteuses ne réduisent pas dans tous les cas les douleurs physiques ou morales d’une personne. Ce problème est d’ailleurs soulevé en France : une baisse de remboursement du Prozac® est envisagé puisque pour les cas de dépression légère son inefficacité à été plusieurs fois souligné. Il est naturel d’envisager que dans le traitement de la douleur d’autres facteurs rentrent en compte et qu’ils ne sont pas d’ordre biologique.

 

J’ai en mémoire le travail réalisé auprès d’une personne âgée. L’équipe thérapeutique me demanda de prendre en charge cette personne présentant non seulement des troubles mnésiques mais également des douleurs musculaires. Elle présentait aussi une forte personnalité et une impulsivité importante devenant ainsi facilement agressive verbalement. Face à cela et à la difficulté de travailler en groupe, des séances individuelles d’écoutes de musique lui furent indiquée. Si des douleurs au bras et aux gencives furent régulièrement évoquées en début de séance, un air d’accordéon ou une chanson de Piaf suffisait à les faire oublier pour quelques temps.

 

Malheureusement, la contrariété (envers d’autres résidents) ou la non appréciation d’une œuvre musicale l’a rappelé à ses douleurs. Outres ceci, ses évocations furent nombreuses et prenaient rapidement un sens lorsqu’il s’agissait d’aller plus loin que la douleur physique. Des sentiments de peur, de tristesse, de difficulté à se voir ainsi prenaient place. Il est difficile d’évoquer si facilement ces sentiments lorsque l’on est (ou que l’on veut être) une personnalité forte. Il fut ensuite beaucoup plus difficile d’aller au-delà de la douleur physique, il devenait de plus en plus dur d’évoquer d’autres maux.

 

Les séances se sont poursuivies, elles devenaient un temps nécessaire, en privilégiant des œuvres apaisantes, équilibrées et des chansons d’autrefois. D’une proposition, les séances devenaient parfois une demande. Si la personne présentait des difficultés à parler de la musique, elle disait la comprendre. Ses douleurs prenaient moins de place, elles étaient toujours présente et semblaient être bien moins envahissantes.

 

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    Mise à jour le 23/07/2008